La cousine Bette, Honoré de Balzac

Poussé par la terrible pression de la misère maintenu par Bette dans la situation de ces chevaux à qui l’on met des oeillères pour les empêcher de voir à droite et à gauche du chemin, fouetté par cette dure fille, image de la Nécessité,  cet espèce de Destin subalterne,  Wenceslas, né poète et rêveur,  avait passé de la Conception à l’Execution, en franchissant sans les mesurer les abîmes qui séparent ces deux hémisphères de l’Art. Penser, rêver,  concevoir de belles oeuvres, est une occupation délicieuse.  C’est fumer des cigares enchantés,  c’est mener la vie de la courtisane occupée à sa fantaisie. 
L’oeuvre apparaît alors dans la grâce de l’enfance,  dans la joie folle de la génération, avec les couleurs embaumées de la fleur et les sucs rapides du fruit dégusté par avance.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :